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Mot de bienvenue du Président du Conseil d’Administration du CCEB-BF

IMG 2644Madame, Monsieur,
Nous sommes très heureux de vous accueillir au sein de la grande famille des visiteurs/utilisateurs du site internet du Cadre de Concertation des ONG et Associations actives en Education de Base au Burkina Faso (CCEB-BF).

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CRISE SCOLAIRE : Le CCEB-BF interpelle les acteurs

Écrit par Mm ZAMPALIGRE CCEB le . Publié dans Actualités CCEB

Leurs préoccupations éducatives, notre avenir à tous et à toutes !

Depuis quelques semaines, un projet de réforme de l’éducation nationale entreprise par le Ministère de l’Education Nationale, de I' Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MENAPLN), suscite une opposition de la part de certains élèves qui ne perçoivent pas la justesse de celui-ci.

Des professeurs et des responsables d’établissements ont subi des pires formes de traitements de la part de leurs élèves tels que des saccages, vols, incendies de biens lors des manifestations. Ce sont des attitudes d’incivisme que les burkinabés déplorent quel qu’en soit les auteurs et les causes profondes évoquées. Il est surtout regrettable, même inadmissible de constater la perte en vie d’élèves et des cas de blessés graves des suites des manifestations de nos enfants.

Nous-nous inclinons sur la mémoire des disparus et souhaitons prompt rétablissement aux blessés.

Des mesures d’anticipation ont été prises par le gouvernement, mais nous constatons que la crise reste toujours vive et mérite que des actions fortes soient prises en vue de sa résolution.

En dépit de l’intervention de l’Union Nationale des Associations des Parents d’élèves, la stagnation de la crise, traduit un déficit préoccupant de communication et de dialogue entre les parties prenantes. Les prises de positions extrêmes nous font craindre un délitement de la situation, une persistance des contradictions et une application au minima au cas échéant de la réforme. Toutes choses qui compromettent les efforts accomplis jusque-là pour l’accès à une éducation de qualité dans l’intérêt supérieur des enfants.


Le Cadre de Concertation des ONG/Associations Actives en Education de Base au Burkina Faso (CCEB-BF) présent dans les 13 régions et 45 provinces du Burkina Faso, acteur de concertation et de plaidoyer pour une éducation gratuite, de qualité et sécurisée, donne sa lecture face à cette crise et formule quelques propositions d’actions en vue de sa résolution de la crise.
1)    Le premier aspect à relever porte sur l’insuffisance d’informations autour de la réforme. Celle-ci, à n’en pas douter, apportera des innovations qualitatives et indispensables dans le système éducatif, mais son contenu échappe de nos jours à beaucoup de Burkinabè en général, et particulièrement à certains acteurs du MENA-PLN, aux parents d’élèves et aux élèves. Si elle est accessible à quelques acteurs, son contenu n’est pas suffisamment explicité pour faire l’économie des confusions et interprétations inappropriées. Cela résulte certainement des insuffisances dans la stratégie de communication mise en place par le MENA-PLN.

2)    On note également une implication insuffisante des acteurs en général et des parents d’élèves en particulier dans le processus de recherche de solutions à la crise, laissant apparaître une faible lisibilité de la démarche, avec des actions timides, ou peu visibles et très peu cohérentes, menées par les uns et les autres dans le sens de la résolution de la crise.

3)    Le refus du MENA-PLN de rencontrer des associations d’élèves pour des échanges directs autour de leurs préoccupations parce que leur structure n’est pas officiellement reconnue, jette un doute dans l’esprit de beaucoup de Burkinabé sur la pertinence de cette posture qui handicape sérieusement le processus de dialogue inclusif. Cette attitude pourrait alimenter l’argumentaire des éventuels détracteurs et manipulateurs pour étouffer les velléités de dialogue entre les deux parties.

4)    Les pertes en vie humaines et des blessés enregistrés sont extrêmement pénibles et déplorables. Outre l’urgence de clarifier les responsabilités et de permettre à la justice de dire le droit dans toute sa rigueur, il est plus que nécessaire de prendre les mesures idoines pour éviter que la liberté d’expression des élèves, garantie par l’Etat de droit burkinabé, ne soit compromise.


5)    Enfin, nous relevons qu’il ne revient pas aux élèves de décider du type de réformes à mettre en place, mais, ils sont concernés par le modèle de réforme qui sera acté pour eux. De la gestion de leurs préoccupations éducatives actuelles dépendra notre avenir à tous et à toutes au Burkina Faso. Il est du devoir des adultes d’avoir une écoute active des élèves afin de prendre en compte leurs préoccupations, d’échanger et de clarifier les possibilités en vue de la satisfaction de toutes les parties.
Au regard de ce qui précède, le CCEB-BF recommande :
1)    La tenue d’une concertation entre le MENA-PLN et les associations des élèves qui pourra être le point de départ d’une décrispation de la crise. L’objectif est de permettre aux parties prenantes de s’exprimer librement autour des préoccupations qui divisent actuellement le monde éducatif. Dans tous les cas, chacun devrait mettre la balle à terre et ajouter de l’eau dans son vin en vue de consolider la stabilité sociale nationale d’une part et de la qualité du système éducatif d’autre part. La bonne foi, l’esprit de construction, de concession et de responsabilité devrait animer une telle rencontre.

2)    A l’Association des Parents d’Elèves de jouer pleinement sa partition et de prendre le problème à bras le corps afin d’éviter d’autres situations malheureuses. Au regard de la gravité de la situation, la faitière des APE devrait être plus active, mettre en place des mécanismes d’anticipation et de concertation entre les différents acteurs du MENA-PLN et les élèves, plutôt que de jouer au pompier.
3)     Le reversement de la question de la réforme comme un point d’échanges aux assises nationales sur l’éducation.
     4)     Les institutions nationales de dialogues publiques et privées gagneraient à être plus actives pour plus de contributions à la gestion de la crise.
Vivement que des solutions soient trouvées afin d’éviter que Les tiraillements ne nous conduisent à briser la calebasse de l’éducation, comme le stipule un adage mossi « l’eau versée à terre ne se ramasse plus » toute chose qui compromettra négativement notre vivre ensemble et la cohésion sociale déjà durement éprouvées.
Le CCEB-BF est dans son rôle d’acteur de plaidoyer pour garantir l’éducation gratuite, de qualité et sécurisée à tous et à toutes. Il reste disponible à contribuer à toute dynamique de concertations pour surmonter durablement la présente crise.

                                                                          Le Président du Conseil
d’Administration,

                                                                           Constant Y. ZANGO
                                                                                Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabé

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